Quand elle se réveilla, elle était confuse. Où était-elle? En regardant tout autour, les souvenirs de la veille lui rappelèrent ce qui c'était passé.
«Ian...» laissa-t-elle échapper.
Elle entendait du bruit près d'elle. Quelqu'un dormait sur un lit d'appoint, au pied du siens. Elle aperçut le plateau de nourriture à sa gauche. Son ventre gargouillait assez fortement.
Elle s'assit sur le lit et se mit à manger quelques raisins. « Pourquoi cet homme est-il aussi gentil? Je ne comprend vraiment pas» pensa-t-elle. La jeune fille prit le papier qui lui était destiné et sans plus y jeter un coup d'½il, elle le fourra dans sa poche. elle mangeait tranquillement une petite grappe de gros raisins, quand la porte de la chambre se rouvrit.
Samuel ne savait pas s'il devait avancer ou pas. Il se contentait pour l'instant de regarder avec soulagement la jeune fille devant lui. Elle avait bien meilleur mine qu'avant... Cette dernière, avait figé, laissant échapper sa grappe par terre. Elle le fixait aussi, mais avec incertitude et un légère crainte.
-Non, Non... tout va bien, dit le jeune homme, s'avança pour ramasser ce qui était tombé. Je m'appelle Samuel Ian est mon grand-frère... Et toi, comment t'appelles-tu?
-Je.. elle s'éclaircit un peu la voix, Haria, finit-elle par dire, baissant la tête, en signe de soumission.
Il la regardait encore, curieux, remarquant sa soumission, qui le surprit.
-Hum... je m'en vais marcher dehors.... tu veux venir? Si tu veux , je te ferais visiter un peu ^,^
Les yeux grands ouverts, elle releva la tête.
-Qu'est-ce qu'il y a? Si tu ne veux pas, dis le moi...
-Non!, je .... oui, je veux bien!!
-Ça va? demanda-t-il, même s'il savait pertinemment que non.
Sammy s'assit devant elle et la regarda dans les yeux.Il y voyait tant de tristesse, tant de mal et de peurs pour un e jeune fille comme elle...Il se demandait bien qu'est-ce qui aurait pu lui arriver.
Haria lui sourit et lui répondit que tout allait bien et qu'elle était juste fatiguée. Bien qu'il sut que c"était faux, il accepta ses explications et se releva.
-Alors, on y va? répéta-t-il, lui tendant la main, pour l'aider à se relever.
Elle la prit, le suivant hors de la chambre. Dès qu'ils furent sortis, elle remarqua les bandages sur ses bras. Elle interrogea le jeune homme du regard.
-C'est mon grand-frère qui te les a mis! S'empressa-t-il de dire. Tu étais gravement blessée, parait-il... mais il faut dire qu'avec tes trois jours de sommeil, tu récupères assez bien.
-TROIS JOURS???
-Heu... oui? on s'inquiétait pas mal Ian et moi....
Elle mit ses souliers qui avaient nettoyés du sang et posés près de la porte d'entrée, puis sortit sur le perron. Malgré le froid de la matinée, les oiseaux gazouillaient. Sam sortit à son tour et lui annonça qu'il avait des tâches à faire dans un endroit qu'il appelait les curies.... du moins, c'est ce qu'elle compris. Ils empruntèrent un petit sentier de gravier, d'abord en silence, car ils étaient trop gênés de se parler.
Un bruit étrange venait de la gauche de Samuel... un genre de petit claquement. En se retournant, il s'aperçut qu'Haria grelottait, les bras croisés, se forçant pour qu'il n'en paraisse rien. Le jeune homme s'arrête et fit volteface à la petite, qui prise par surprise, faillit lui foncer dedans.
Le sourire en coins, il lui mit sa veste en coton-ouaté sur les épaules en lui ébouriffant les cheveux.
Il sourit encore plus lorsqu'il l'entendit bafouiller un petit «merci beaucoup».
Ils continuèrent à marcher, mais cette fois, Haria lui parla;
-Hum... Monsieur? Excusez-moi mais... hésita-t-elle.
-Monsieur? HaHaHa! Non, non, non! L'interrompt-il à moitié crampé. Écoute, nous avons à peine 1 ou 2 ans de différence, j'en suis sûr...Je t'en prie, appelle moi Samuel ou Sam, c'est comme tu veux, mais épargne moi les «monsieur»!! D'accord?
-heu... Bien! Sam... Je peux te poser une question?
-Vas-y, je suis tout ouïe.
-... Je ... Hum! Pourquoi toi et ton frère êtes si gentils avec moi? fini-t-elle par demander.
Sous le regard surpris de son interlocuteur, elle se hâta de rajouter:
-Heuu je veux dire.... Vous ne me connaissez pas du tout, et vous m'avez logée, guérie et nourrie... Je ne comprend pas vois-tu? Vous auriez autant pu me jeter hors de chez vous à grand coups de pieds et ne plus jamais en parler.....Elle ferma les yeux. En plus je suis entrée par effraction!... Je-
Elle s'interrompit brusquement, sentant à nouveaux une main dans ses cheveux.